|||Elle regarde vers le bas, mais c'est déjà trop tard, elle a mis un pied devant l'autre avant de comprendre. Comme si ses pieds avaient agi tout seuls, sans l'ombre d'une aide, sans la sienne en tout cas. Elle est déjà un peu absente, elle pense à autre chose. Elle se retourne pour voir le ciel. Elle l'aime tellement ce ciel, même avec ses humeurs noires les soirs d'orage, son bel tempo qui ne vient que lorsqu'il s'ennuie ailleurs, les nuages qui y promènent leurs vagues - vague à l'âme.
|||Elle revoit ceux qu'elle laisse là-haut, sur le toit, avec leurs beaux habits et leur souci de la perfection, leur souci de l'image. Soucis. Ils n'ont même pas vu qu'elle était parti. Déjà, elle les oubli, à croire qu'ils n'étaient rien, rien de plus qu'une image. Trop de soucis.
|||Elle chute, elle oubli, se souvient, le sentiment contre la raison.
|||Elle chute, elle s'oublie, Alzheimer, la raison aura raison d'elle.
|||Elle chute, elle a oublié, l'apesanteur a eu raison d'elle.